Aux 24 Heures Vélo, la course se joue sur le circuit mais aussi en grande partie dans les stands, durant les heures creuses qui séparent vos relais. Que vous rouliez par équipe, en duo ou en solo, votre corps va subir des montagnes russes physiologiques : passer d'un effort cardiovasculaire maximal au repos complet, plusieurs fois d'affilée, le tout au milieu du bruit du paddock.
Mais alors, comment refaire le plein d'énergie, gérer son sommeil et organiser ses relais ?
En tant que fournisseur officiel des 24 Heures Vélo, Tā Energy vous partage les clés pratiques basées sur l'expérience terrain de nos athlètes sur la précédente édition.
La routine de récupération immédiate au stand
Dès que vous passez le relais à votre coéquipier, la priorité absolue est d'amorcer la restauration des stocks de glycogène et la réhydratation. C'est ce qu'on appelle la fenêtre métabolique.
Les études scientifiques montrent qu'une réhydratation efficace après un effort au chaud doit compenser 150 % des pertes hydriques de manière progressive, en associant de l'eau, du sodium (0,7 à 1g/L) et des glucides.
Nos coureurs ont appliqué ce protocole dès leur retour au box :
- L'apport rapide : Pour faire redescendre le rythme cardiaque et recharger rapidement le foie et les muscles, les coureurs consomment immédiatement des glucides simples (une à deux gorgées de soda, du cola, des gommes énergétiques ou un gâteau sucré).
- La transition : Après un léger retour au calme (un ou deux tours de piste souples pour Robin par exemple), place à l'hygiène : douche et changement de tenue complète pour Victor afin de ne pas refroidir le corps inutilement.
La gestion des repas : Le compromis entre digestion et réconfort
Si votre configuration d'équipe vous laisse entre 5 et 6 heures de repos entre vos passages, vous disposez du temps nécessaire pour assimiler un vrai repas solide (comme une salade de riz ou de pâtes).
Les études scientifiques conseillent un apport en glucides pour reformer les stock de glycogènes (réserve énergétique de l’organisme), des protéines pour soutenir le tissu musculaire et des sels minéraux pour maintenir un bon équilibre osmotique.
Cependant, la nuit, la fatigue et le froid modifient la tolérance digestive. L'estomac est parfois trop noué pour accepter des féculents froids.
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Le retour terrain : Robin explique que l'appétit décroît après les relais nocturnes : "Tu rentres au paddock, tu es dans le mal, tu manges du sucré pur pour la récup... Quand tu te réveilles, tu es un peu vaseux."
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Les aliments indispensables :
- La soupe chaude s'impose comme le meilleur compromis de nuit. Elle réchauffe l'organisme, apporte du sodium, s'assimile sans effort digestif et compense les pertes en eau. Complétez ensuite au réveil avec des fruits ou un peu de chocolat.
- Si vous préférez une option sucrée vous pouvez consommer un shaker de Post training Tā Energy après votre retour au calme. Il se consomme froid ou chaud, avec du l’eau ou du lait et vous apportera des glucides, des protéines et des sels minéraux.
- Pensez à vous hydrater régulièrement dans le paddock, en apportant des sels minéraux grâce aux électrolytes à diluer dans de l'eau ou à croquer.
Sommeil et logistique du stand : Les détails qui sauvent la course
Le paddock du Mans est une zone de vie continue, extrêmement bruyante et animée, ce qui rend le sommeil difficile. Pourtant, même sans dormir profondément, adopter la position allongée dès que possible permet de soulager le système musculaire et cardiaque.
Nous avons demandé à nos coureurs quels étaient les indispensables en dehors de la nutrition. Voici la check-list validée par la team Tā pour optimiser votre espace de vie :
- Le matériel de repos : Une chaise longue pour s'allonger confortablement, un bon sac de couchage et un coussin.
- L'isolation phonique : Un casque antibruit ou des bouchons d'oreille sont obligatoires pour espérer récupérer dans le paddock bruyant.
- Le matériel thermique : Une glacière pour préserver la fraîcheur des aliments et des boissons la journée, et une thermos pour garder l'eau chaude ou la soupe à disposition la nuit.
- La sécurité : Un cadenas pour accrocher les vélos d'échauffement ou de rechange. Cela permet à l'équipe de se détendre ou de s'absenter ensemble du box sans stresser pour le matériel.
L'erreur stratégique à éviter
L'organisation des produits (boissons, gels, repas) doit être planifiée collectivement. L'erreur la plus fréquente est de subir le rythme de la course sans anticiper.
Victor est tombé dans le piège de l'an dernier : "Ma plus grosse erreur a été de ne pas anticiper qu'un coéquipier puisse faire un relais plus court à cause d'un coup de mou. J'ai dû préparer mes bidons, mes gels, mes gommes et me changer en 5 minutes chrono, sans aucun échauffement."

Le conseil Tā : Préparez toujours votre équipement et vos mélanges de boissons une demi-heure avant votre horaire théorique de passage. Sur 24 heures, la rigueur dans les stands est la clé de la réussite sur la piste.
Bonne course !




